Eugène Delacroix

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix, né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint- Maurice (Seine),
mort le 13 août 1863 à Paris, est un peintre majeur du romantisme, apparu au début du
XIXe siècle, en France.

La Barque de Dante (1822) – (189 cm × 241,5 cm)

Jeune orpheline au cimetière (1824) – (65,5 cm × 54,5 cm)

Scène des massacres de Scio (1824) – (419 cm × 354 cm)

La Grèce sur les ruines de Missolonghi (1826) – (209 cm × 147 cm)

La Mort de Sardanapale (1827) – (392 cm × 496 cm)

File:Eugène Delacroix - La liberté guidant le peuple.jpg

La Liberté guidant le peuple (1830) – (260 cm × 325 cm)

Victor HUGO (1802-1885)
Recueil : Les châtiments (1853)

Ô soldats de l’an deux ! …

Ô soldats de l’an deux ! ô guerres ! épopées !
Contre les rois tirant ensemble leurs épées,
Prussiens, Autrichiens,
Contre toutes les Tyrs et toutes les Sodomes,
Contre le czar du nord, contre ce chasseur d’hommes
Suivi de tous ses chiens,

Contre toute l’Europe avec ses capitaines,
Avec ses fantassins couvrant au loin les plaines,
Avec ses cavaliers,
Tout entière debout comme une hydre vivante,
Ils chantaient, ils allaient, l’âme sans épouvante
Et les pieds sans souliers !

Au levant, au couchant, partout, au sud, au pôle,
Avec de vieux fusils sonnant sur leur épaule,
Passant torrents et monts,
Sans repos, sans sommeil, coudes percés, sans vivres,
Ils allaient, fiers, joyeux, et soufflant dans des cuivres
Ainsi que des démons !

La Liberté sublime emplissait leurs pensées.
Flottes prises d’assaut, frontières effacées
Sous leur pas souverain,
Ô France, tous les jours, c’était quelque prodige,
Chocs, rencontres, combats ; et Joubert sur l’Adige,
Et Marceau sur le Rhin !

On battait l’avant-garde, on culbutait le centre ;
Dans la pluie et la neige et de l’eau jusqu’au ventre,
On allait ! en avant !
Et l’un offrait la paix, et l’autre ouvrait ses portes,
Et les trônes, roulant comme des feuilles mortes,
Se dispersaient au vent !

Oh ! que vous étiez grands au milieu des mêlées, Soldats !
L’oeil plein d’éclairs, faces échevelées
Dans le noir tourbillon,
Ils rayonnaient, debout, ardents, dressant la tête ;
Et comme les lions aspirent la tempête
Quand souffle l’aquilon,

Eux, dans l’emportement de leurs luttes épiques,
Ivres, ils savouraient tous les bruits héroïques,
Le fer heurtant le fer,
La Marseillaise ailée et volant dans les balles,
Les tambours, les obus, les bombes, les cymbales,
Et ton rire, ô Kléber !

La Révolution leur criait : – Volontaires,
Mourez pour délivrer tous les peuples vos frères ! –
Contents, ils disaient oui.
– Allez, mes vieux soldats, mes généraux imberbes !
Et l’on voyait marcher ces va-nu-pieds superbes
Sur le monde ébloui !

La tristesse et la peur leur étaient inconnues.
Ils eussent, sans nul doute, escaladé les nues
Si ces audacieux,
En retournant les yeux dans leur course olympique,
Avaient vu derrière eux la grande République
Montrant du doigt les cieux ! …

File:Eugène Ferdinand Victor Delacroix 013.jpg

L’Assassinat de l’évêque de Liège (1830) – (91 cm x 116 cm)

File:WomenofAlgiers.JPG

Femmes d’Alger dans leur appartement (1834) – (180 cm × 229 cm)

File:Eugène Ferdinand Victor Delacroix 012.jpg

L’Entrée des Croisés à Constantinople (1840) – (498 cm × 410 cm)

La Noce juive au Maroc (entre 1837 et 1841) – (105 cm × 140 cm)

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